Jonas Bell, repousser les limites du possible

Athlète de handbike et de paratriathlon, Jonas Bell construit un parcours sportif exigeant, fondé sur la progression et la performance. Devenu tétraplégique à la suite d’un accident de ski à Verbier en 2017, avec une récupération partielle, il s’est fixé un objectif clair : repousser au maximum les limites de son corps grâce au sport.

Pour lui, le sport est un levier de reconstruction, d’autonomie et de performance.

Ses entrainements, synergie entre plusieurs préparateurs physique

Sa progression repose sur une organisation rigoureuse et une collaboration étroite entre spécialistes. La préparation générale est encadrée par Stéphane Grichting, préparateur physique chez Elitment, qui observe une progression marquée dans la stabilité et l’autonomie, tout en travaillant la force. Arnaud Rapillard, entraîneur chez Next Percent, assure quant à lui la partie endurance ainsi que l’analyse physiologique de l’effort et l’interprétation des données.

Chacun intervient dans son domaine d’expertise, avec un objectif commun : mesurer précisément les adaptations et optimiser la performance.

L’analyse des données au service de la performance

Le profil de Jonas Bell constitue un cas particulier : les valeurs observées sont spécifiques et difficilement comparables à d’autres athlètes, ce qui nécessite une analyse approfondie et mobilise un réseau spécialisé autour de la performance.

Le suivi physiologique est central. On s’inspire de la littérature, on essaie, on observe., on adapte. La capacité d’endurance est par exemple mesurée avec un test Vo2max, l’intensité des entraînements validées avec des mesures de lactate. Au-delà de cela, la sensation reste le premier critère pour guider le contenu de l’entraînement.

L’entraînement en hypoxie chez SpArk, au cœur de l’innovation

Une partie clé de la préparation de Jonas Bell se déroule chez SpArk, dans un environnement simulant une altitude de 3’500 mètres. Cette infrastructure lui permet de s’entraîner sur son vélo en hypoxie, Une pratique innovante et au combien stimulante.

Sur trois semaines, huit entraînements ont été réalisés. Après une première séance consacrée à l’acclimatation et à la stabilité du tronc, les séances d’intervalles sur vélo couché sont similaires. Le monitoring de la puissance permet de suivre les progrès et donne une motivation supplémentaire pour chercher le dépassement de soi. 

Performance et cap sur 2028

Premier tétraplégique suisse à avoir effectué un paratriathlon, Jonas Bell a terminé son premier championnat suisse en plus de 3h30 d’effort continu, avant de ramener son temps à 2h03 l’année suivante.

Il a depuis intégré l’équipe nationale de handbike et structure sa saison autour des compétitions internationales, dont la Coupe du monde au printemps avec Swiss Cycling.

L’objectif à moyen terme est clair : développer sa performance en vue des Jeux paralympiques de Los Angeles en 2028 en handbike, tout en poursuivant le triathlon et d’autres projets personnels.

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